Elle affronte le problème de la surface peinte sous toutes ses faces. Elle pose sa toile à même le sol comme pour lui donner l’allure d’un chemin praticable. Il s’agit de communiquer, de faire un geste, sans utiliser la convention du language ni le code des gesticulations apprises. Elle veut découvrir chez l’autre ce passage secret, dont il ignore peut-être l’existence et dont elle est étonnée de prendre conscience. En prononçant DADA elle n’évoque jamais le cheval de bois de l’enfance. Il s’agit d’une langue inouie. Celui qui l’entend en apprendra plus que l’auteur peut-être qui partage ses trésors avant d’en bien connaître l'étendue. » Philippe Lejeune, Octobre 2004. Philippe Lejeune, né en 1926 à Montrouge fut l' élève de Maurice Denis. Son oeuvre, hors du commun, traduit une intelligence vive indissociable d'une réflexion personnelle sur l'existence. Directeur fondateur de l’Atelier de la Vigne à Etampes, il est le Maître entre autres de C. Debusschère, F. Legrand, G. Decroix...www.philippelejeune.fr/
Quelques semaines avant son décès Soeur Jacques-Marie m'offrait l'aide de Matisse.
La toile tremplin se perdre dans l'image oublier les mots oublier la page blanche qui attend se perdre dans les traits lâchés cinglants lâchés poignant des flêches décochées ouvrent mes yeux ouvrent l'abîme des possibilités ouvrent l'étendue des miracles de la création je vois encore la momie emmaillotée dans son lit la petite fille pose les bombes je vois le contraste de la vie sur la mort en couleurs fondues me perdre me perdre les yeux ouverts dans un rêve inachevé pour finir le regard errant sur ma page et tu vois, elle se remplit ma page elle se remplit de chaque trait de pinceau lâché par une autre comme c'est étrange... je ferme mes yeux, je les ouvre, les images imprimées sur la rétine voyagent et font milles étincelles passant connections neuronales décuplées je les ouvre l'hiver froid humide au fond du brouillard sirupeux et clignant des yeux je rêve le soleil derrière la masse blanche et vaporeuse je vois la vie remuer dans mon ventre s'extirper du magma gluant du brouillard en s'étirant comme un félin comme si c'était facile je vois la momie me sourire je vois la petite fille qui se retourne viens petite viens, ne reste pas là elles me disent c'est pas grave on fait partie des couleurs du soleil on va rester là à allumer d'autres regards à empoigner d'autres passants comme cela par le coeur ouvrir un oeil écarquillé et se perdre sur la surface pourtant si plane pour rebondir ailleurs un tremplin d'acrylique encore humide pour humecter les yeux devenus trop secs Natacha Vaesi, écrivain, France |
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Professeur Gérard, oncologue Humaniste, directeur du Centre anticancer Lacassagne de Nice
Portrait d’une
artiste d’exception Son oeuvre
traduit son regard doux et violent sur le monde. Pour mieux le ressentir, le
faire vibrer, l’immortaliser Aline peint . Sans concession, d’un coup
d’œil, on aime ou l’on déteste, mais en
aucun cas on reste indifférent. Parfois,
même si l’on déteste, à force de regarder, comme attiré, on fini par
aimer. L’amour et la haine sont si proches…Sa peinture est forte, empreinte de
sa vie, de la vie, avec ses bonnes et ses mauvaises surprises. La peinture d’Aline fait jaillir des
émotions, elle est généreuse. |
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